LES CATACOMBES DE PARIS
LES CATACOMBES DE PARIS 
Les catacombes de Paris peuvent être considérées comme un projet d'aménagement urbain. Leur création est liée à l'insalubrité des cimetières parisiens au XVIIIe siècle, et plus particulièrement celui des Saints Innocents, qui pousse les autorités à réformer les pratiques funéraires en vigueur à l'époque. Le cimetière se situait entre les rues St Denis, de
C'est dans le cimetière des Saints-Innocents que pendant plus de 10 siècles furent enterrées les dépouilles de 22 paroisses parisiennes, ainsi que les morts de l'Hôtel-Dieu et de la morgue. Il y avait tellement de morts sous la terre de ce cimetière qu'au XVIIIe siècle le sol était rehaussé de plus de 2m50 par rapport au niveau de la rue. Dès 1554 les médecins de la faculté de Paris s'étaient élevés, en vain, contre l'insalubrité du lieu ainsi que contre les risques d'épidémie qui guettaient la population Parisienne. En
En février 1780, le mur d'une cave accolée au cimetière se trouvant rue de
Mis à part la volonté d'en finir avec les nuisances du cimetière une autre raison déclencha la fermeture de ce lieu de repos éternel. Paris manque à cette époque d'emplacements pour l'installation des marchés et celui des Halles venait buter sur l'enceinte du cimetière. Au final on peut imaginer l'insalubrité et l'odeur pestilentielle d'un lieu où se mélangent les effluves de la chair en décomposition ainsi que ceux de la nourriture entreposée pour le marché.
En 1780, le préfet de police Lenoir, envisagea le déménagement des ossements des Innocents dans les anciennes carrières de
En référence aux catacombes de Rome, les vastes carrières de
Les catacombes furent consacrées le 7 avril 1786 et le transfert des corps débuta suivant un rituel religieux très solennel. A la nuit tombée, des chars funéraires recouverts de draps noirs, accompagnés de porteurs de torches et de prêtres chantant l'office des morts, prenaient la direction d'un puits de service des carrières de
Au final, plus de 6 millions de corps furent exhumés et transférés dans les carrières de
L'aménagement de l'ossuaire fut confié à l'inspecteur général des carrières Héricart de Thury. Les galeries de l'ossuaire furent aménagées par la technique des hagues et bourrages d'ossements. Le tout fut décoré de façon très sobre sans presque aucun symbole religieux. Il faut noter cependant la présence de croix, certaines faites de crânes alignés, de larmes, symboles de deuil mais également symbole maçonnique, ainsi que d'obélisques noirs et blancs, autres symboles maçonniques. De nombreux extraits de poèmes macabres ou citations de la littérature sacrée ornent également le lieu. Tel le "Arrête, c'est ici l'empire de la mort" avertissement sur le fronton de l'entrée de l'ossuaire.
SOUS L'ODEON
Sous le quartier d'Odéon Saint-Sulpice s'étend une série de magnifiques galeries qui, du fait de leur situation géographique, ont du être consolidées par les services de l'IGC (Inspection générale des carrières) et sont peu visitées, et donc relativement préservées.
L'ESCALIER BONAPARTE
L'escalier Bonaparte est situé dans les secteur Odéon Saint-Sulpice et mène directement à une porte donnant sur la rue. Accès privilégié des services de police, il est, par conséquent, évité des cataphiles clandestins qui explorent les environs.
ROSACES
A quelques pas de la place Denfert-Rochereau, une salle appellée "la crypte", présente deux magnifiques rosaces sculptées dans la pierre. Ces oeuvres sont malheureusemnt aujourd'hui partiellement dégradées.
PIANO
Dans le XIIème arrondissement, cet ancien atelier de carriers tire son nom du grand bloc de calcaire situé au centre et qui évoque un piano à queue. Les cataphiles ont pour habitude de baptiser les salles qu'ils visitent de façon à pouvoir les repérer.
L'AQUEDUC MEDICIS
Construit au XVIIème siècle, l'aqueduc Medicis servait à alimenter les Parisiens en eau potable. Suivant en grande partie le tracé de son prédécesseur gallo-romain, il n'en égalera jamais le débit malgré ses
De nombreuses galeries s’entrecroisent dans tous les sens. Après avoir marché pendant 25 minutes environ, on arrive à une fontaine, appelée Fontaine de
LEGENDE
Les catacombes seraient le refuge de Cybelle, déesse de la terre, et d'un homme vert, diable fantôme ayant une queue, des cornes et des pieds de bouc. Attention où vous mettez vos pieds.
A voir aussi :
- Le Tombeau du poète Gilbert (1751-1780) qui a écrit les « Adieux à
- La crypte Saint-Laurent
- Le Grand Rond-Point (Sacellum des Obélisques)
- Le pilier de l’Imitation
- L’Obélisque Triangulaire
- Le pilier des Nuits Clémentines
- Le pilier Triangulaire du Mémento
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- Les Victimes du Combat du Château des Tuileries (10 août 1792)
- Les Victimes du Combat livré devant
- Une Table en pierre sur laquelle Charles X aurait pris un repas
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- Puis, dans la galerie de sortie deux excavations de forme conique, de